COURSE A PIED SUR LE CAUSSE

« Tu passais et tu t’es arrêté : il y avait quelque chose de particulier. La lumière peut être, à ce moment là de la journée où viennent les ombres de la nuit et où les lueurs électriques créent lentement des îlots d’humanité dans la noirceur ? Ou bien la douceur de l’air ? Ou la masse sombre de la forêt alentour ?

...C’est ça que tu as compris : tu t’es arrêté parce qu’a surgit à ta conscience l’essentiel. Tu es entrain de vivre un bout de vie . »

Christophe ANDRE / Méditer jour après jour

 

J’habite en dessous du Causse noir, dans la vallée du Tarn. Une région propice à la course à pied, au trail. Tous les ans, la course des templiers passe devant et derrière notre maison. Devant sur l’asphalte et le sentier qui passe dans les cerisiers à l’aller et derrière notre poulailler, sur le sentier escarpé et pentu qui mène au causse au milieu des pins pour le retour.

Nous avons le plaisir de voir passer les coureurs, le jour et d’admirer le défilé des lumières tremblotantes des lampes frontales la nuit sur les pentes des collines juste sous les falaises.

Ces coureurs solitaires dans leurs efforts m’ont inspiré quelques tableaux. J’y retrouve le goût des échappées que j’ai pu faire moi aussi en courant et en marchant dans ces paysages quelquefois grandioses mais toujours magnifiques.

Ces moments quelquefois magiques où nous nous sentons pleinement dans les éléments naturels, minéraux, organiques, dans une nature accueillante, sauvage.

Le vent, le bruit de nos pas, de notre souffle, ce long ruban de terre parmi ces buis, ces rochers aux formes étranges, posés là sur le rebord de la falaise, presque en équilibre.

Toutes ces ambiances, ces vues du petit matin brumeux, le soleil du couchant aux couleurs rougeoyantes, les bleus sombres crépusculaires sont autant de moments où l’effort ne compte plus vraiment parce qu’il nous permet de contempler ces paysages dans le temps. Le temps d’une course mais c’est long une course. Ce temps là, nous permet de prendre conscience que nous devons arrêter de courir dans notre vie quotidienne pour profiter de la beauté du paysage qui nous est offert par la nature.

Prenons le temps d’être contemplatif.

J’espère que ces tableaux vous y aideront, l’emploi du fer suggère le côté minéral de nos causses. La peinture, le côté atmosphérique, où la lumière nous imprègne, nous enveloppe.

 

Un moment, une impression, une vision qu’il faut faire durer où on a la nette impression de vivre un bout de vie intense.

« Parfois je me demande ce qui me pousse à toujours chercher plus loin, à toujours avancer …

Alors je plonge en moi et je sais … Du temps pour moi ? Je fais le choix de me réaliser et d’appartenir à ce monde. Je fais le choix d’avancer sur mon chemin, ce n’est pas toujours facile mais c’est le chemin de mon Être. »

 

Isabelle FILLIOZAT/ Trouver son chemin.

COULISSES

 

 

Voici quelques photos du traitement des ferrailles après avoir été découpées et soudées.

Je fais rouiller avec de l'eau et du gros sel pendant plus d'une semaine ou un mois suivant la densité du fer. Lorsque la rouille laisse apparaître des tons rouille orangés et bruns qui me conviennent, j'arrête le processus en séchant rapidement ...

Rendu avant et après pour  Vers le sommet du silence

Rendu avant et après pour Percevoir l'échos de mes pas

Les coureurs sont préalablement découpés au plasma chez un forgeron. (Récréafer à Millau)  

Je leur donne différentes morphologies et ajoute avec de la résine quelques détails  comme la coiffure Homme ou femme.

La  queue de cheval crée une dynamique intéressante. Elle accentue le déplacement.